L' ANGE BLEUAjouté le 20/3/2009 L'ANGE BLEU L’épopée du Dallas ne durera que quelques mois, les nouveaux associés de Marceline ne pouvaient plus rémunérer les artistes. Les autres frais étaient démesurés que ce soit pour l’entretien de cet énorme établissement ou pour le personnel. De fait, le Dallas ne marchait que 2 jours par semaine. Le bilan fut déposé et les artistes durent fuir en emportant leurs costumes et leur matériel de scène. Entre-temps, un personnage avait contacté Lydie, afin de créer un spectacle entier pour un cabaret sélect où la clientèle ciblée allait provenir de la bourgeoisie. Lydie en parla à son complice de toujours, Jean-Paul, ce dernier était ivre des descriptions du cabaret et des possibilités offertes par le nouvel employeur. D’un commun accord, ils se dirigèrent vers Michel afin d’étoffer le spectacle. Le trio ne savait pas encore qu’il allait vivre des moments inoubliables dans ce merveilleux endroit situé sur le Boulevard Anspach à Bruxelles.
Décrire l’ANGE BLEU n'est pas évident tant les lieux étaient superbes et la rénovation de cet ancien théâtre avait été réalisée avec goût et précision du détail. L’entrée se faisait par un sas en acajou et laiton, celui-ci donnait l’impression d’entrer dans un vieil hôtel du début du XX ème siècle. Ensuite, on découvrait la salle avec à gauche un superbe bar en ronce de noyer et les tabourets en laiton, de part et d’autre du bar une énorme vasque avec des bouquets de fleurs blanches. Le sol de la salle était sur trois hauteurs différentes comme des terrasses afin de pouvoir voir le spectacle sans difficulté aucune. Le centre de la salle était meublé de petites tables nappées de bleu et dressées d’accessoires blancs ou en laiton. Une petite lampe sur les tables donnait un éclairage réglable de façon à ne pas nuire aux aspects visuels du spectacle. Les chaises « Thonet » blanches étaient capitonnées de tissus bleu. A droite, se trouvaient des salons recouverts de velours bleu avec de magnifiques lampes « Art-Deco ». Cependant, la magnificence de l’espace ne prenait son ampleur que lorsque le visiteur levait les yeux et pouvait admirer la mezzanine, laquelle entourait la salle ainsi qu’un énorme lustre « Art-Deco ». Le plafond de la salle était situé à 9,50 mètres du sol. La scène était voûtée et avait été aménagée pour que les spectateurs assis sur la mezzanine puissent admirer le spectacle sans contrainte. En un mot comme en cent, les lieux étaient magnifiques et sans pareil dans la capitale.
Lydie, Jean-Paul et Michel allaient à eux trois enfanter un spectacle étonnant alliant les chansons en direct avec les exubérances du spectacle transformiste en tous genres.
Le patron, un antiquaire du Sablon, était un fan de Marlène Dietrich et partageait avec la Star des correspondances hebdomadaires. Ce qui plaisait à Michel étant donné son amour inconséquent pour la vedette du début des films parlants et des tournées de Music-Hall qui en découlèrent jusqu’en 1975.
La première du spectacle et l’ouverture de l’ANGE BLEU défraya la chronique, mais nos trois amis avaient vécu trois ouvertures d’établissement en 15 mois de temps. Cela ne les impressionnait plus. C’est dans cet endroit que Michel commença ses numéros de transformation à vue et confirmera ses talents de présentateur et d'animateur. Les spectateurs adoraient Michel dans ces présentations car elles alliaient la culture et les jeux de mots à l’humour. La « DORLEAC » allait bientôt naître….
Suite a prochain numéro : MASCARA avec Charlotte Rampling et Michael Sarrazin Tags : choregraphie beaute choregraphies transexuelle travestis transformistes transformiste transexuelle spectacle scene travesti imitation animation animateur micheldorleac dorleac fourrures paillettes charleroi caroloregien strass plumes boa boas Catégorie : la suite de la carrière de MICHEL DORLEAC | Commentaires (1) | Ecrire un commentaire | |
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